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Vous êtes ici : Accueil > Pour agir > Autres moyens pour agir > Espaces naturels, agriculture Natura 2000Prairies sèches de Castro verde au Portugal, marais de Brabbia en Lombardie, lac de Termoncarragh en irlande, Anse de Fouras dans le Poitou-Charentes,... du cercle arctique aux eaux baignées de soleil de la Méditerranée, les paysages européens offrent une très grande diversité. Au cœur de chacun d’eux, vivent ou passent des espèces et des habitats naturels différents. C’est la préservation de cette richesse biologique que visent les dispositifs Natura 2000. Pourquoi ?Car depuis plus d’un siècle, le développement de l’activité humaine, des voies de communication, l’intensification de l’agriculture fractionnent et fragilisent cette diversité biologique. Natura 2000 est né de la volonté de maintenir cette biodiversité, tout en tenant compte des activités sociales, économiques, et culturelles humaines. Combien ?
Aujourd’hui, l’Union européenne compte près de 25 000 sites classés Natura 2000. A eux tous, ils constituent un vaste réseau où sont préservés des habitats naturels et des espèces présentes en Europe. La France y contribue, pour sa part, avec 1 700 sites, soit 12,4 % de sa superficie, 8 372 communes et 14 millions d’habitants. Une étude de l’Institut français de l’environnement (Ifen) a, en 2006, classé en 4 régions biogéographiques (sur 9 dans l’UE des 25) les 1 700 sites français : région alpine (Alpes, Pyrénées), atlantique (moitié ouest du pays), continentale (dont la Dombes et le val de Saône) et méditerranéenne. Les zonages Natura 2000 portent à 41 % sur des terres agricoles, 39 % sur des forêts, 13 % sur des landes, milieux ouverts, 6 % sur des zones humides et aquatiques (hors milieu marin) et 1.1 % sur des territoires articifialisés. Sur les 943 espèces animales et végétales indigènes recensées en France, 387 sont en danger ou vulnérables et 70 sont rares. 25 sont aujourd’hui présumées éteintes. 8 espèces endémiques à l’état sauvage ont disparu de la surface de la terre. La France a perdu 17 plantes, encore présentes dans d’autres pays. Entre 1982 et 2003, les surfaces agricoles naturelles ont fondu de plus de 40 %. Comment ?Déclinaison, dans chaque pays de l’Union européenne, des directives oiseaux et habitat, Natura 2000 est un dispositif de maintien de cette biodiversité. Un inventaire des espèces rares ou menacées, réalisé par le ministère de l’environnement, avec la collaboration d’associations environnementalistes, a permis d’identifier les zones à protéger. Ces "listes" ainsi constituées ont ensuite été validées (en France par le Museum d’histoire naturelle). A noter que Natura 2000 n’est pas un musée où la vie serait figée. Le dispositif entend, au contraire, faire cohabiter une nature préservée et des activités humaines respectueuses et responsables. Ainsi, la biodiversité devient un atout supplémentaire de l’activité des hommes (tourisme vert, produits locaux, activités pédagogiques, sportives, artisanales,...). A ce titre, les 8 372 communes concernées, en France, par Natura 2000 disposent de la moitié de l’offre d’hébergement du pays. Les sites Natura 2000 sont gérés par des acteurs de terrain (collectivités, associations locales, habitants, usagers, entreprises,...) en fonction des problématiques locales (zone inondable, accueil d’oiseaux migrateurs,...). Ces acteurs dessinent eux-mêmes l’avenir de leur site Natura 2000 dans le respect de la biodiversité évoquée plus haut. L’union européenne a laissé le choix aux pays de gérer comme ils l’entendent leurs sites Natura 2000, avec comme seule obligation celle des résultats en termes d’amélioration de la biodiversité. La France est partie sur une gestion contractuelle de ses sites Chaque usager peut ainsi s’engager individuellement et volontairement dans la gestion du site qu’il est amené à fréquenter. En Dombes ?
Sur une soixantaine de projets présentés, une douzaine de propriétaires et/ou exploitants agricoles ont été sélectionnés pour signer une convention Natura 2000 en 2004 (pour 5 ans). Une circulaire du ministère de l’environnement a, dans le même temps, stoppé la signature d’autres contrats, arguant du fait que les fonds Natura 2000 ne pouvaient être attribués à des exploitants agricoles (qui ont leurs propres sources de financement). Alors que, depuis 2005, les élus locaux peuvent animer le document d’objectif et présider son comité de pilotage, c’est, en Dombes, toujours le préfet qui préside. Le souvenir de la décision autoritaire du préfet sur le nouveau zonage, élargi à une bande de 200 mètres autour des étangs dans le cadre de la prise en compte des directives oiseaux et habitats, reste cuisant. Ce qui explique, en plus de la difficulté de financement du dispositif, l’absence d’appropriation de Natura 2000 par les acteurs de la Dombes. Pour en savoir plus sur la Dombes : Pour connaître le détail des zonages : Espace privé | Contact | Plan du site | Mentions légales et crédits | Accessibilité | Réalisation aglca |